France – EDF, sur le modèle Technip ?

Zonebourse fait part des dires de la ministre Barbara Pompili au sujet du démantèlement d’EDF. Le projet Hercule prévoit en effet de démanteler EDF pour réorganiser la structure. Lui « qui suscite une vive opposition des syndicats, prévoit notamment une séparation entre le parc nucléaire existant d’EDF et une grande partie de ses activités liées aux énergies renouvelables, ainsi qu’une ouverture du capital de ces dernières. »

Ce démantèlement ressemble étrangement au démantèlement de Technip, entreprise dirigée par Thierry Pilenko* (d’origine française Technip est présente dans le management de projets, l’ingénierie et la construction pour l’industrie de l’énergie (pétrole, gaz, éolien) mais aussi accessoirement de la chimie datant de 1958). Une fusion avec l’américain FMC Technologies fut opérée en 2017. De cette fusion est né Technip FMC.

« En août 2019, deux ans seulement après sa création, Doug Pferdehirt annonce que TechnipFMC sera divisée en deux entreprises d’ingénierie indépendantes. La scission sera complétée à la fin du premier semestre de 2020. L’ancienne entité Technip, dégarnie des activités Subsea et de sa flotte, sera renommée Technip Energies et sera basée à Paris, alors que l’ancienne entité FMC Technologies renforcée des activités Subsea et de la flotte de bateaux gardera le nom TechnipFMC et sera basée à Houston. Le 15 mars 2020, le groupe annonce la suspension de la scission en raison des conditions de marché dans le contexte de la pandémie de Covid-19.« 

Ainsi que le rapporte zonebourse : « BFM Business a rapporté mercredi que les négociations autour d’EDF suscitaient des « tensions extrêmes » entre Paris et Bruxelles, en raison de désaccords sur l’avenir de la branche commerciale et des barrages du groupe, et que les deux parties se donnaient désormais jusqu’à la fin du premier trimestre pour trouver un compromis. »

*En 2007, il est nommé à la tête de Technip. Il agrée la fusion avec la société américaine FMC en 2017. Il est nommé président de TechnipFMC à sa création. Il quitte l’entreprise en 2019 avec un bonus de quatre millions d’euros et dix millions d’euros d’actions gratuites, ceci alors que TechnipFMC enregistre une perte de 1,9 milliard de dollars en 2018. Les conditions de son départ provoquent de vives critiques, y compris de la part du Medef. Ce départ accentue le malaise lié aux conditions de la fusion avec FMC : d’abord parce que FMC était deux fois plus petit que Technip. Ensuite parce que la direction générale du nouveau groupe est revenue non pas un à Français mais à un Américain. Par ailleurs le comité exécutif de TechnipFMC ne compte plus que trois ex-Technip sur onze membres. Thierry Pilenko se voit reprocher d’avoir, lors de la fusion favorisé la partie américaine. Privés de perspectives de carrière, plusieurs hauts dirigeants de l’ex-Technip quittent alors le groupe. Selon certains observateurs, son départ acte la prise de pouvoir par les Américains dans TechnipFMC.

Auteur :
Nicole Pras
Publié le 14 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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