Gouvernement mondial ? Partie 1

Comment se façonne un gouvernement mondial ? C’est ce que cet article tente de démontrer.

Jean-Louis Girodolle sort en 1994 dans la botte de l’ENA et accède ainsi à l’Inspection générale des Finances. Il occupe différents postes au sein du Ministère de l’Économie et des Finances. Il est d’abord adjoint au chef du bureau des banques publiques à la Direction du Trésor de 1998 à 2000, puis conseiller technique au cabinet de Laurent Fabius, alors ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, de 2000 à 2002.

Il devient chef du bureau des marchés financiers à la Direction du Trésor en 2002, puis sous-directeur à l’Agence des participations de l’État de 2003 à 2006.

rejoint Lazard en janvier 2007 comme associé-gérant du bureau de Paris.

Il conseille de nombreuses opérations financières importantes, dont notamment la cession de l’Aéroport de Toulouse-Blagnac à Eiffage en 2019 ; le rapprochement annoncé en 2018 entre CNP Assurances et La Banque Postale et la prise de contrôle concomitante de La Poste par la CDC ; l’offre publique de Thalès sur Gemalto annoncée en 2017 ; l’offre publique de Safran sur l’équipementier aéronautique Zodiac en 2017 ainsi que la cession de Morpho par Safran en 2016 ; l’entrée de Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation au capital de Vallourec en 2016 ; l’acquisition d’Alstom par General Electric en 2014 ; l’entrée au capital de PSA du constructeur chinois Dongfeng Motor en 2014 ou encore la réorganisation complète de l’actionnariat d’Airbus en 2013.

Il est nommé directeur général de la branche française de Lazard le 27 octobre 2019, succédant ainsi à Matthieu Pigasse, démissionnaire. Sa nomination est validée par le PDG de Lazard, Kenneth Jacobs, qui souligne l’ancienneté du travail de Girodolle au sein de la banque.

Eurazeo, est issue de la fusion d’Eurafrance, créée en 1969 et d’Azeo, alors toutes deux des holdings du groupe Lazard, une opération qui oblige notamment Eurafrance à céder ses actions dans Generali et Mediobanca et Danone.

Michel David-Weill est son Président, il est banquier, mécène et collectionneur d’art français. Il est également membre du comité d’honneur du Groupe PlaNet Finance, dont l’objectif est de projets donnent au plus grand nombre, et en particulier aux populations les plus démunies, l’accès aux services financiers, à l’entrepreneuriat et aux marchés, afin que le développement favorise la réalisation des aspirations et du potentiel de chacun pour le bénéfice des générations suivantes. Positive Planet, anciennement PlaNet Finance fut fondé en 1998 par Jacques Attali. Il est également membre de la Commission trilatérale. La John Birch Society soutient que la Trilatérale se consacre à la formation d’un gouvernement mondial. En effet, cette commission prône une gouvernance mondiale réformée en tant que réponse à la crise.

Selon Jacques Attali, la démocratie ne peut être efficace qu’à l’échelle planétaire et que, tant qu’il n’y a pas aujourd’hui de gouvernement mondial, on ne peut pas parler sérieusement de politique. La démocratie trouve son accomplissement dans la mise en place d’un gouvernement mondial, puis de gouvernements régionaux et locaux. La gestion cohérente des biens publics mondiaux est un argument récurrent en faveur d’une intégration politique mondiale. Les partisans de la colonisation spatiale la considèrent d’ailleurs comme un préalable au commencement d’un programme spatial sérieux.

Certains éléments tendent à accréditer la thèse tyrannique. Notamment, c’est ce que demandent avec insistance et constance les grands groupes financiers représentés par des clubs de réflexion tels que le groupe Bilderberg, fondé par David Rockefeller, l’un des plus puissants financiers du monde. Le bon sens objectif conduit à rendre suspect le fait que de grands groupes économiques privés puissent prôner ce nouvel ordre mondial, pour le bien des peuples. L’analyse factuelle du présent et du passé démontre que, bien au contraire, l’expansion économique sans bornes ni frontières tend à réduire les communautés humaines à une nouvelle forme d’esclavage. Selon la célèbre locution latine de Cicéron « Cui Bono ? », à qui profite le crime ?

Dans son livre La face cachée de l’O.N.U. Michel Schooyans y décrit l’ONU comme professant une réinterprétation qu’il considère perverse de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, aboutissant à contester la souveraineté des États et visant à instaurer un état mondial appuyé par un ordre juridique approprié.

Moyens
Selon Jacques Attali, les assurances seront un substitut au gouvernement mondial en attendant qu’il se mette en place, tout comme elles sont déjà un substitut aux États sur le plan de la protection, en parallèle avec ce qu’il appelle les « organisations de distraction » : l’un pour surveiller ceux qui veulent voir, l’autre pour « permettre de ne pas voir ». Étant donné qu’il n’y a pas de société sans règle de droit où sans système qui maîtrise les pulsions, pour que les sociétés y parviennent dans l’illusion de la liberté individuelle, il faut créer les conditions d’avoir si peur de ne pas être conforme à la norme afin de surveiller soi-même son propre écart à la norme. En ce sens les compagnies d’assurances joueront un rôle déterminant, qu’elles soient privées ou publiques et les technologies seront là pour le permettre, dans une sorte de liberté de créer sa propre servitude. Et ce concept ne date pas d’hier, déjà Thomas Paine (1737-1809) en était précurseur de son vivant : « Nul n’est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d’être libres ». Selon Jean Daniel Bensaïd, les droits de l’homme contiennent en germe le gouvernement mondial. L’historien Carroll Quigley explique dans un de ses ouvrages que l’action d’une certaine partie de l’établissement économique mondial tend à créer un système de contrôle mondial, centralisé entre les mains de personnalités qui soient capable de dominer les systèmes politiques de chaque pays, puis de constituer une sorte de grand ensemble économique planétaire. Différentes organisations internationales comme l’UNESCO ont été désignées comme militant pour la création d’un gouvernement mondial et d’un système collectiviste suivant les idées de La République de Platon.

Les zones économiques ou de coopération politique telles que l’Union européenne, l’Union africaine, l’ALENA, l’UNASUR, la ligue arabe et l’ASEAN constituent déjà des exemples d’intégrations plus ou moins ébauchées au niveau continental. À terme, leur approfondissement et leur fusion pourrait potentiellement aboutir à une union mondiale.

Pour en savoir plus : gouvernement mondial

Dans One Piece (le manga d’Eiichiro Oda), le Gouvernement Mondial & ses organisations sont les antagonistes principaux de l’œuvre. Bien qu’ayant l’appellation Mondial, il ne contrôle pas toute la planète. En effet, certaines nations s’isolent de sa politique tels que l’île des Hommes Poissons ou le Pays des Ninjas et des samouraïs alors que d’autres sont dirigés par des personnes très influentes tels que les Empereurs.

Auteur :
Stéphane Paneaut
Juriste
Publié le 14 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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