France – Engie, partie 1

Le groupe naît le 22 juillet 2008 d’une fusion entre Gaz de France (GDF) et Suez. En 2010, GDF Suez devient « la plus grande société de services au public au monde en matière de chiffre d’affaires » par son rapprochement avec l’électricien britannique International Power. En avril 2015, le groupe annonce le changement de son nom commercial, « GDF Suez » devenant « Engie », dénomination sociale du groupe à partir du 29 juillet 2015.

Le 29 janvier 2017, Engie annonce avoir remporté un contrat en Arabie saoudite pour la construction d’une centrale de cogénération d’électricité pour une valeur de 1,2 milliard de dollars. Ce contrat couvre la construction, l’exploitation et la maintenance de la centrale « la plus efficace du pays » selon la direction. En février 2017, Engie annonce la vente de sa participation dans une coentreprise en Asie et aux États-Unis pour 3,3 milliards d’euros à Dynegy (entreprise de production d’électricité basée au Texas, a fusionné avec Vistra Energy). En avril 2017, Engie vend sa participation de 40 % dans NuGeneration, filiale spécialisée dans la construction de centrales nucléaires au Royaume-Uni, à Toshiba pour 139 millions d’euros. Le même mois, Engie monte sa participation de 59 à 100 % dans la Compagnie du Vent.

La Compagnie du Vent

La loi PACTE (2019 – Bruno Le Maire) : Cession des participations d’Aéroports de Paris (groupe ADP), de la Française des jeux (FDJ) et d’Engie : la participation de l’État dans ADP va passer sous le seuil de 50 % de participation, la participation de l’État dans Engie va passer sous la barre d’un tiers, la FDJ sera privatisée.

Le projet de loi PACTE autorise l’État à céder l’intégralité de sa participation dans Engie, soit 24,1 % des actions et 34,8 % des droits de vote. L’État conserve une action spécifique lui donnant le droit de s’opposer aux décisions les plus stratégiques. La loi autorisera également GRTgaz (L’entreprise est un des deux gestionnaires de réseau de transport de gaz en France avec Teréga (qui gère le réseau du sud-ouest de la France))à ouvrir son capital à des investisseurs privés ; elle imposera désormais seulement une « détention majoritaire » du capital par Engie ou des entités publiques, alors que cette obligation concernait auparavant l’intégralité du capital (Engie 75 %, Caisse des dépôts et CNP Assurances 25 %).

2016-2022 : À son arrivée à la direction générale d’Engie en 2016, Isabelle Kocher entame une transformation profonde et rapide des métiers de l’entreprise. Celle-ci se traduit par une volonté de favoriser la transition énergétique en développant des énergies « décarbonées ». Pour cela, Engie cède tous ses actifs dans le charbon et se désengage de l’amont pétrolier et gazier (exploration-production et transport), au profit d’investissements dans les services et les énergies renouvelables.

-> 2016-2022 : projet de transformation du groupe

-> Eviction d’Isabelle Kocher : Le président du conseil d’administration d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, estime qu’Isabelle Kocher a « su porter une vision très ambitieuse d’Engie en tant que leader de la transition énergétique« , mais que la directrice générale n’a pas assez agi sur le cœur de métier, le groupe ayant « pris du retard en quatre ans dans le domaine des activités de génération d’électricité et d’infrastructures gazières », étant dans l’incertitude sur l’avenir de ses centrales nucléaires belges au-delà de 2025 et le gaz n’ayant pas la place qu’il devrait dans la transition énergétique en France.

Le 1er octobre 2020, on apprend la nomination de Catherine MacGregor* comme directrice générale. Une nouvelle répartition des responsabilités a lieu à la tête de l’entreprise, le président Jean-Pierre Clamadieu** doit s’occuper de la stratégie et assurer les relations avec l’Etat français et avec les collectivités locales.

*Elle travaille pendant 23 ans chez Schlumberger. Elle y dirige des activités de forage au Congo, en Mer du Nord, aux États-Unis, en Malaisie, au Royaume-Uni et en France. Elle s’intéresse notamment à l’utilisation de la sismique 3D pour la récupération assistée du pétrole. En juillet 2019, elle est candidate au poste de présidente de Schlumberger, mais le conseil d’administration préfère nommer Olivier Le Peuch. Elle est alors nommée Présidente New Ventures de TechnipFMC. En 2020, elle est pressentie pour diriger Technip Energies, une société en cours de création basée à Paris d’environ 12 000 personnes issue de la scission de TechnipFMC en 2 entités séparées.

** Il est président du comité exécutif et membre du conseil d’administration de Solvay de mai 2012 à février 2019. Il est également président du conseil d’administration d’Engie depuis le 18 mai 2018 et président du conseil d’administration de l’Opéra national de Paris depuis le 10 octobre 2018. Membre du Cercle de l’industrie ; Président du groupe de travail « Énergie et climat » de l’Afep (après avoir été porte-parole), de l’ERT et du Siècle.

Table ronde des industriels européens :  (European Round Table, ERT) est un groupe de lobbying créé en 1983 par Pehr G. Gyllenhammar (président de Volvo), Wisse Dekker (président de Philips) et Umberto Agnelli (président de Fiat). L’ERT, qui rassemble les 49 plus grandes entreprises européennes, situées dans 18 pays de l’UE, est le principal commanditaire et auteur du traité constitutif de l’Union européenne.

Mission : L’ERT s’est donné pour objectif de « stimuler la compétitivité mondiale de l’industrie européenne », notamment en prônant la baisse du salaire minimum, la réduction des dépenses de sécurité sociale et la privatisation de services publics (dont l’éducation ). Pour réaliser sa mission l’ERT mène un intense lobbying auprès des institutions européennes (Commission européenne, Conseil des ministres, Parlement européen, etc.). Dès la création de l’ERT, le vicomte belge Étienne Davignon – alors Commissaire européen à l’Industrie et au Marché unique – se proposa pour les y aider.

Lobbying : L’ERT a nettement influé sur le texte de l’Acte unique européen de 1986 et sur le texte du traité de Maastricht de 1992, traité fondateur de l’Union européenne. Ces faits illustrent de façon flagrante que, par rapport à la masse des citoyens, les lobbies industriels (dont les ressources financières et relationnelles sont incomparablement plus élevées que ceux des ONG supposées représenter les citoyens) bénéficient d’une relation privilégiée auprès des pouvoirs législatif et exécutif de l’UE. L’ERT est inscrite depuis 2012 au registre de transparence des représentants d’intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2014 pour cette activité trois collaborateurs à temps plein et des dépenses d’un montant compris entre 800 000 et 900 000 euros.

Le Cercle de l’Industrie (DSK) devenu France Industrie.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 20 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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