Personnalités

Klaus Schwab

Klaus Schwab, né le 30 mars 1938 à Ravensbourg en Allemagne, est un ingénieur et économiste allemand. Il fonde en 1971 le Symposium européen du management, organisé à Davos en Suisse, qui deviendra en 1987 le Forum économique mondial

Origine et formation
Fils d’un petit patron d’industrie mécanique en Suisse, Klaus Schwab est titulaire d’un doctorat en sciences de l’ingénieur de l’École polytechnique fédérale de Zurich (1966), d’un doctorat en sciences économiques de l’université de Fribourg (1967) et d’une maîtrise en administration publique à l’École d’administration publique de l’université Harvard (1967).

Carrière
Il commence sa carrière professionnelle à la fin des années 1960 en tant que professeur de management industriel à l’Université de Genève, où il enseigne jusqu’en 2002.

Il a été membre du comité directeur du Groupe Bilderberg.

World Economic Forum (Davos)
En 1971, marqué par la lecture et le succès du Défi américain de Jean-Jacques Servan-Schreiber, il organise en 1971 le Symposium européen du management, s’adressant d’abord à un public européen.

Il est principalement connu comme président, depuis sa création, du forum économique mondial (World Economic Forum), fondation à but non lucratif dont le siège est à Genève. Mais dans un entretien au quotidien La Liberté, Jacques Attali remarque que « Davos est une opération commerciale très efficace où il faut payer très cher pour participer. »

Ce forum est célèbre par sa réunion annuelle à Davos, en Suisse, qui attire des dirigeants d’entreprise, des chefs d’État et des hommes politiques du monde entier, ainsi que des intellectuels et des journalistes, afin de débattre des problèmes les plus urgents de la planète, y compris dans les domaines de la santé et de l’environnement.

Moins libéral qu’on le dit souvent, il déplore en 2009 : « J’ai créé le forum il y a quarante ans pour que les PDG rencontrent la société civile mais au fil des ans, leurs politiques de rémunérations ont rapproché les PDG des actionnaires et, parallèlement, les actionnaires sont devenus court-termistes. Il faut reconstituer un ethos professionnel ».

La grande réalisation
En 2020, il lance son projet de planification économique nommé le Great Reset*, sous la forme d’un livre

Vie personnelle
Klaus Schwab est le père de Nicole Schwab, cofondatrice en 2009 du Gender Equality Project, une fondation qui propose une certification des entreprises qui s’engagent pour favoriser l’égalité de carrière des femmes comme cadres ou dirigeantes. Elle souhaite aussi féminiser le management, c’est-à-dire le fonder sur l’intuition, l’empathie et l’intelligence émotionnelle, plutôt que sur l’autorité, la rationalité technique. En 2016, elle avait vendu son label à 150 entreprises dans le monde. Après avoir fait des études à Harvard et à Cambridge, elle a dirigé de 2004 à 2006 le Forum of young global leaders, une sélection de personnes de moins de quarante ans réunis sous l’égide du Forum économique Mondial créé par son père. Elle a travaillé en Amérique latine pour la Banque mondiale puis pour le Ministère de la santé de Bolivie. Elle est également membre du conseil d’administration de la Fondation d’entreprise Chanel qui prétend œuvrer pour améliorer la condition des femmes. Klaus Schwab est membre honoraire de FC Bayern Munich.

*La grande réinitialisation, en anglais The Great Reset, parfois nommée en franglais Grand Reset, est une proposition du Forum économique mondial (WEF) de planification économique pour reconstruire l’économie de manière durable après la pandémie de Covid-19. Elle est dévoilée en mai 2020 par le prince Charles, prince héritier du trône du Royaume-Uni, et par Klaus Schwab, directeur du WEF. Elle cherche à améliorer le capitalisme grâce à des investissements plus orientés vers le progrès mutuel et en se concentrant davantage sur les initiatives environnementales.

Cette proposition fait l’objet d’une théorie du complot selon laquelle la grande réinitialisation serait utilisée pour apporter des changements socialistes et écologistes, ainsi qu’un supposé nouvel ordre mondial. Des responsables politiques comme Justin Trudeau, Joe Biden et Boris Johnson se sont prononcés en faveur du plan.

Cette théorie prétend qu’un tel régime abolirait la propriété personnelle et les droits de propriété, enverrait les militaires dans les villes, imposent la vaccination obligatoire et créerait des camps d’isolement pour les personnes s’y opposant. Parmi les exemples qui, selon les partisans de cette théorie, sont la preuve d’un complot : un article du WEF de 2016 décrivant à quoi pourrait ressembler la vie en 2030 ; le slogan de la campagne de Joe Biden « Build Back Better » ; le discours du Premier ministre canadien Justin Trudeau en septembre 2020. Selon The Daily Dot, il ne s’agit que d’un discours illustrant comment créer un monde plus juste et plus durable. Dans certaines variantes de la théorie, le président américain Donald Trump est le seul leader mondial à empêcher le projet de se produire, argument basé sur une vidéo d’août 2020 qui a été visionnée plus de trois millions de fois

Auteur :
Georges Plancher
Géographe
Publié le 23 janvier 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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