Politique – L’abbé Sieyès

En 1822, l’abbé Sieyès (1748-1836)  rédige le traité  « Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? ». Il considère que cet Ordre n’est rien, qu’il devrait être tout et il expose la façon dont ce principe devrait être appliqué. Le texte dresse en ce sens une critique virulente contre les deux autres ordres qui composent la Nation, le Clergé et la Noblesse. Ils se sont volontairement séparés du corps de la nation, préférant les mauvaises mœurs, les Privilèges, délaissant toute conscience politique. L’abbé considère que ces deux ordres ont accédé au cœur du pouvoir de façon héréditaire, ignorant l’importance des affaires d’Etat, comparant ce devoir à un privilège. Ils en jouissent, agissant en vertu de leurs intérêts particuliers et non commun, dénigrant le travailleur, sève de la nation. Les intérêts du Tiers sont ainsi piétinés. Il en va de même du traitement des Juges à leurs égards, soupçonnant le pauvre, l’ignare, condamné au servage et à l’irrespect de son maître. Les connaissances des droits civils et politiques sont fondamentales pour le Citoyen indique l’abbé pour qui, le Clergé et la Noblesse sont soumis aux mêmes droits, ni plus, ni moins. Les Privilèges doivent donc être bannis, au profit du devoir rendu au service de la Nation. Celle-ci doit regrouper les Citoyens autour d’une Loi Commune, d’un Droit commun  pour qu’il n’y ait qu’un Corps à la tâche.
La Nation doit se penser elle-même, se travailler elle-même, se vouer entièrement à l’œuvre et faire advenir la force politique qui la constitue. En 1789, l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen grave dans le marbre que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. ». Le Préambule du texte fait état de corruption des Représentants, agissement perfide en faveur des Privilèges, destructeur de la Nation, présents encore, et toujours, à l’esprit de l’abbé Sieyès qui s’emploie à tarir leurs origines. Ces derniers devraient être privés de droits civils, indique-t-il, ces Représentants n’en sont pas dignes.
L’intérêt commun doit être le seul but primordial et le lègue à la Nation, les Lettres, afin que tout soit en ordre.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 4 février 2021

Publié par magrenobloise

Webmagazine

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