Michel Onfray : « Je ne veux pas que Joe Biden soit le « guide » de l’Europe et de la France »

Seconde partie de l’échange entre les deux créateurs de la revue Front Populaire Michel Onfray et Stéphane Simon. Au programme : les élections américaines, l’invasion du Capitole, l’influence grandissante des GAFAM, l’affaire Duhamel, la corruption des élites…

Cliquez-ici pour voir l’entretien.

Auteurs :
Michel ONFRAY
Co-fondateur de Front Populaire
Stéphane SIMON
Co-fondateur de Front Populaire
Publié le 24 janvier 2021

Industries américaines

Pfizer est une société pharmaceutique américaine fondée en 1849.

Présent dans plus de 150 pays, le groupe est, en 2013, le leader mondial dans son secteur avec un chiffre d’affaires s’élevant à 51,58 milliards de dollars US, une capitalisation boursière de 181 milliards de dollars US en septembre 2012 (111 en 2009) et des effectifs de 81 800 employés dans le monde, dont 3 000 en France. Pfizer est aussi connu pour ses fusions avec de nombreuses sociétés concurrentes : Warner-Lambert en 2000, Pharmacia en 2003 et Wyeth en 2009.

Histoire
Pfizer est né en 1849 à New York de l’association du chimiste d’origine allemande, Charles Pfizer, et de son cousin, le confiseur Charles Erhart. Leur première invention et fabrication à grande échelle est une confiserie aux propriétés vermifuges : la santonine, remède contre les vers intestinaux, ayant un goût beaucoup trop amer, les deux associés ont l’idée de le recouvrir d’une couche à la saveur de noisette.

Dans les années 1990, Pfizer fait fortune avec l’invention du Viagra.

Rachat de Warner-Lambert

En 2000, Pfizer devient le numéro 2 mondial en rachetant pour 87 milliards US$ le conglomérat américain Warner-Lambert, qui lui apporte les médicaments Lipitor/Tahor(1), Sudafed et Listerine(2), les rasoirs Wilkinson Sword, la nourriture pour poissons Tetra ou les pastilles Vichy.

Atorvastatine/TAHOR(1)- Il s’agit du médicament le plus vendu dans le monde, tous produits confondus, avec un chiffre d’affaires de 11 milliards de dollars en 2010 et un gain total de 130 milliards de dollars sur les 14 années de commercialisation.

Il a d’autre part été constaté que l’atorvastatine prise à plus de 20 mg/j était responsable de graves lésions rénales.

Il a été expérimentalement montré sur le modèle animal (lapin) que les statines augmentent aussi l’expression de l’ACE2 (qui est la protéine cible du virus SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19.

En 2015, Tikoo et al. ont ainsi montré un doublement de la protéine ACE2 à la surface des cellules du cœur et les reins de lapins athérosclérotiques traités à l’atorvastatine.

Les auteurs expliquent ce changement par des modifications épigénétiques du gène ACE2 (or les modifications épigénétiques sont considérées comme transmissibles à la descendance sur plusieurs générations).

Epigénétique
Comportement et psychisme

Depuis 2010, des études lient des états mentaux et comportementaux à l’épigénétique par différentes voies.

  • L’épigénétique a un impact sur les neurones, via une stabilisation de leurs connexions synaptiques, ce qui aurait un rôle sur la mémoire à long terme.
  • Un stress infantile produit une sensibilité au stress à l’âge adulte, éventuellement transmissible à plusieurs générations suivantes, par son effet sur la méthylation de l’ADN des récepteurs au glucocorticoïde (ex : traumatiser un souriceau mâle en le séparant régulièrement et imprévisiblement d’avec sa mère, et en stressant la mère modifiera le comportement de sa descendance sur quatre générations xxx). La dépression adulte, à la suite d’une maltraitance quotidienne de 30 minutes chez la souris, est associée à un marquage épigénétique d’un facteur neurotrophique dérivé du cerveau. De même chez l’adolescent ou l’adulte humain, des expériences, des événements, un stress physique, sexuel, de deuil ou d’abandon – ou d’autres facteurs environnementaux génèrent la production d’étiquettes épigénétiques qui peuvent rester active durant toute la vie de l’individu. Cet effet du traumatisme se transmet d’une génération à l’autre via des modifications épigénétiques des cellules qui forment les spermatozoïdes et/ou les ovocytes. Les spermatozoïdes transmettent ce changement du programme génétique à la descendance et il est possible que les ovules fassent de même (phénomène moins étudié à ce jour).
  • la mémorisation modifie elle-même l’expression de nos gènes (par exemple le gène qui produit le BDNF (brain-derived neurotrophic factor), protéine impliquée dans la mémorisation spatiale et d’objets). La mémorisation implique le passage d’un signal électrique qui traverse des cellules neuronales en les transformant, ce qui peut conduire à une modification de la structure et forme du neurone, qui formera par exemple de nouvelles connexions. Ce processus implique l’action de plusieurs familles de protéines (enzymes, récepteurs, neurotransmetteurs…) synthétisées par le neurone dans son cytoplasme, autour du noyau, codées par de l’ARN messager à partir de l’information génétique contenue dans l’ADN cellulaire. On sait qu’un même gène peut produire des protéines différentes en s’exprimant différemment, grâce notamment à des étiquettes épigénétiques se fixant sur ou autour de l’ADN ;

À partir des années 2010, des auteurs pensent qu’on pourrait bientôt « identifier des mécanismes épigénétiques impliqués dans le développement des maladies psychiatriques », proposer des modifications épigénétiques contrecarrant celles induites par un stress passé (qui semblent pouvoir être réversibles), et/ou trouver de « nouvelles cibles thérapeutiques ». Mais en 2012, d’autres auteurs rappellent que le statut de vérité scientifique du rôle de l’épigénétique dans les troubles mentaux est encore loin d’être atteint et donc des « épimédicaments » soignant les conséquences de traumatismes (et/ou améliorant la mémoire ?). Selon Isabelle Mansuy, étant donné la complexité des altérations épigénétiques induites par le stress, un médicament unique semble illusoire.

D’autres auteurs font le lien entre pauvreté ou guerres et santé mentale, par différents vecteurs, avant de conclure : « Par conséquent, la priorité devrait être donnée aux politiques et programmes qui réduisent le stress parental, augmentent le bien-être émotionnel des parents et leur assurent des ressources matérielles suffisantes ».

LISTERINE(2)
La Listerine est le bain de bouche le plus populaire actuellement vendu aux États-Unis. À l’origine, distribuée par la « Lambert Pharmacal Company » (qui devint plus tard la « Warner-Lambert », rachetée par la suite par Pfizer), la Listerine est vendue depuis décembre 2006 par Johnson & Johnson.

« Tue les germes responsables de la mauvaise haleine »

« Listerine, par exemple, fut inventé au xixe siècle comme un puissant antiseptique chirurgical. Il fut vendu plus tard, sous sa forme distillée, comme un nettoyant pour sol et un remède aux gonorrhées.

-> Steven Levitt et théorie saugrenue. Il utilise les méthodes de la microéconomie pour investir des champs d’études originaux : le comportement des agents immobiliers, l’économie de la drogue, les liens entre baisse de la criminalité et avortement ou la prostitution.

De 1921 et jusqu’au milieu des années 1970, la Listerine était également vendue comme un remède au rhume et aux douleurs de gorges. En 1976, la Federal Trade Commission (Commission Fédérale du Commerce américaine) décide que ces indications sont trompeuses, et que la Listerine n’a aucune efficacité pour prévenir et soigner les symptômes du rhume ou les douleurs de gorges. Il est alors exigé que Warner-Lambert arrête d’en faire la publicité, et d’inclure dans ses 10,2 millions de dollars de publicité pour la Listerine à venir la mention spécifique que « Contrairement à ce qui est dit dans les précédentes publicités, Listerine n’aide pas à prévenir le rhume ou les douleurs de gorge, ni à en réduire les symptômes ».

Pendant une brève période à partir de 1927, la Lambert Pharmaceutical Company commercialise des cigarettes à la Listerine.

Les publicités de 1930 affirmaient qu’appliquer de la Listerine sur le cuir chevelu pouvait prévenir les pellicules.

Le 6 janvier 2005, le juge Chin de la Cour locale du district Sud de New York juge que la campagne publicitaire réalisée par Pfizer, prétendant que la Listerine était aussi efficace que le fil dentaire pour combattre les caries dentaires et la gingivite, était fausse, trompeuse et posait un risque de santé publique.

Sécurité
Le 11 avril 2007, McNeil Consumer Healthcare (McNeil-PPC), une entreprise de produits médicaux appartenant au groupe Johnson & Johnson, fait savoir qu’elle pense que des éléments dangereux se trouvent dans les bouteilles de Listerine vendues depuis 2006 sous le nom d’Agent Cool Blue, et fait rappeler toutes les bouteilles, ce qui concerne environ quatre million d’unités. D’après la compagnie Listerine, c’est le seul produit supposé dangereux et aucun autre produit de la marque n’a été rappelé.

La Listerine est suspectée de développer les cancers de la bouche, à cause de la présence d’éthanol dans le mélange. Des études menées en 1985 1995et 2003 démontrèrent le contraire. Cependant, des études menées à Cuba, en Argentine et au Brésil, et publiées en décembre 2008 dans le Australian Dental Journal arrivent à la conclusion suivante :

« Il n’y pas de preuve suffisante pour valider l’hypothèse que le développement des cancers de la bouche soit affecté par l’utilisation de bains de bouche contenant de l’alcool. Alors que plusieurs de ces produits se sont montrés efficaces pour pénétrer le biofilm microbien in vitro et réduire le taux de bactérie, il serait sage de réduire son utilisation aux cadres de traitements thérapeutiques brefs. Il est possible que l’utilisation de bain de bouche non-éthylique soit aussi efficace. De plus, ces produits devraient être prescrits par des médecins au même titre que les autres médicaments. Il peut y avoir de bonnes raisons à l’utilisation de ces bains de bouche, mais pour des périodes courtes et contrôlées. En tant que tel, le patient devra recevoir des indications écrites et l’utilisation de ces produits devrait être réduite aux adultes pour des durées et des raisons spécifiques. L’auteur estime qu’à la lumière des éléments liant l’utilisation des bains de bouche éthyliques et le développement des cancers de la bouche, il ne serait pas possible pour un professionnel de la santé de recommander ces traitements pour de longues durées. »

Antoni van Leeuwenhoek est le premier savant à observer en 1683 un biofilm naturel multispécifique, la plaque dentaire. C’est sur la base de l’observation de l’ultrastructure de cette plaque et de communautés microbiennes sessiles dans les torrents de montagne, que le microbiologiste John William (Bill) Costerton propose en 1978 la théorie des biofilm.

Et en tant que biointégrateurs, leur analyse physicochimique peut apporter d’intéressantes informations sur les contaminants présents dans l’environnement, par exemple pour les métaux, métalloïdes toxiques ou les pesticides, par exemple en zone de vignobles (pesticides qui peuvent eux-mêmes modifier la composition du biofilm).

La « matrice » du biofilm à proprement parler, en plus de contenir les éléments dont sont faits les organismes qu’elle abrite (protéineslipidesADNARN…) est également constituée d’excrétats et de déchets métaboliques. Ce sont notamment des polysaccharides, (peptidoglycanescellulose…) ou plus rarement des lipides et protéines. Ces matériaux nutritifs ou protecteurs sont produits par les micro-organismes eux-mêmes ou par leur hôte dans les cas où il s’agit d’un biofilm formé sur une surface vivante (peau humaine par exemple). Ils contiennent souvent aussi une importante proportion d’eau.

[…]

Les biofilms posent question dans le domaine médical, vétérinaire, de l’écologie, de l’hygiène agroalimentaire, et de la qualité microbiologique des eaux potables et de la gestion des canalisations. On cherche à mieux les comprendre et à les modéliser.

En janvier 2009, Andrew Penman, le directeur général du Cancer Council New South Wales, demande que de nouvelles recherches sur le sujet soient faites. Dans un article en date de mars 2009, l’American Dental Association (Association dentaire américaine) déclare que les « éléments actuels ne permettent pas d’établir un lien entre cancers de la bouche et bains de bouche éthyliques ».

En 2009, Johnson & Johnson lance une version sans alcool de son produit, appelé « Listerine Zero ».

En 2004, dans le cadre de la fusion Sanofi-Synthélabo et Aventis, la Commission européenne a contraint cette dernière à céder à Pfizer l’un de ses médicaments vedette, le Campto.

Campto – L’irinotécan est une pro-drogue activée par la carboxylestérase préferentiellement dans le tissu tumoral en un métabolite actif, le SN-38 inhibant la topoisomérase 1. L’inhibition de la topoisomérase I entraine des cassures de l’ADN simple brin bloquant la réplication de l’ADN.

Institut National du Cancer/ Institut américain du cancer

Carl Voegtlin – Il est connu pour ses contributions à la pharmacologie des arsenicaux et la découverte, avec Homer Smith, de l’arsphénoxide comme agent actif du Salvarsan de Paul Ehrlich, et plus encore pour ses recherches sur le cancer.

Arsenic – Cette matière connue de haute Antiquité est aussi un perturbateur endocrinien.

 Enfin, il participe comme consultant au projet Manhattan.

N.B. : Reconstruire les défenses des Amériques

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 24 janvier 2021

Plaques d’immatriculation : la fin des autocollants régionaux ?

DEBAT. Le sujet refait surface : les Français n’auraient plus le droit de poser des autocollants distinctifs de la région ou département de leur choix sur les plaques d’immatriculation. Une interdiction confirmée par la Cour de Cassation en décembre 2020. Mais qui ne fait que confirmer une décision de 2009.

Plaques d’immatriculation : la fin des autocollants régionaux ?

C’en est-il terminé des logos de régions ou de départements sur nos bonnes vieilles plaques d’immatriculation ? Sus aux “Bandera Corsa” qui pullulent – a tel point que l’on se demande si la Corse n’est pas la région la plus peuplée de France derrière la Bretagne – sur nos routes de France ? La Cour de Cassation vient, le 20 décembre, de rendre son verdict: les forces de l’ordres peuvent sanctionner d’une amende de 135 euros (une majoration à 750 euros est prévue en cas de récidive) si d’aventure elles constatent que l’automobiliste français à l’outrecuidance de décorer plus qu’il n’a le droit sa plaque d’immatriculation.

A vrai dire, rien de bien nouveau. Ce débat qui revient au goût du jour n’est pourtant pas récent. Il a plus de 10 ans, et date de 2009, avec la mise en place des nouvelles plaques d’immatriculation. La France avait lutté, en 2008, pour maintenir la spécificité départementale sur les nouveaux modèles de plaques d’immatriculation exigés par l’Union européenne. Les Français avaient alors obtenu gain de cause et avaient été autorisés à insérer le numéro et le logo de leur région.

Une nouvelle qui avait rempli de joie les fabricants de plaques, lesquelles sont facturées autour de la trentaine d’euros hors pose. Pour autant, ils ont vite déchanté quand une concurrence illégale a vu le jour, en proposant des autocollants vendus autour de cinq euros pièce. Ces vignettes reproduisent les caractères et les logos régionaux et permettent la personnalisation du véhicule, tout en évitant la fabrication d’une nouvelle plaque.

Une pratique assez vite cataloguée par la justice comme illégale: le 9 février 2009, la Cour de Cassation avait déjà interdit la pose d’autocollants sur l’encart bleu de la plaque d’immatriculation, arguant que les informations contenues sur celle-ci, ne devaient jamais être masquées. Une pratique pourtant largement tolérée par les forces de l’ordre qui n’ont jamais réellement tenu à faire appliquer cette directive. Le 28 septembre 2018, la société Faab fabricauto, fabricant de plaques d’immatriculation a attaqué les sociétés Stick’air et MPA, producteurs d’autocollants, pour concurrence déloyale. La Cour de Cassation a à nouveau pris le parti des fabricants ce 20 décembre.

Étonnement, la décision rendue s’est rependue comme trainée de poudre sur les réseaux sociaux et sur les médias, bien qu’il ne s’agisse là en réalité que d’une situation connue et actée depuis 2009. Il est fort peu probable que les forces de polices s’attardent dans leur ensemble à surveiller les plaques d’immatriculation, à la seule lumière du rendu de ce jugement. Reste que les débats ont fait rage : selon vous, doit-on oui ou non autoriser que chacun puisse mettre ce que bon lui semble sur une plaque d’immatriculation ? Si vous possédez ce type d’autocollants, allez-vous l’enlever de votre automobile pour respecter la loi ? C’est le débat du jour.

Auteur :
Publié le 24 janvier 2021

Helen Caldicott

Les idées avancées par le PNAC dans le rapport Rebuilding America’s Defenses font l’objet de critiques parfois extrêmement violentes telle que celle de la médecin et militante anti-nucléaire australienne Helen Caldicott : « This is the new Mein Kampf. Only Hitler did not have nuclear weapons. It’s the scariest document I’ve ever read in my life. » (« Ceci est le nouveau Mein Kampf. La seule différence est qu’Hitler n’avait pas d’armes nucléaires. C’est le document le plus effrayant que j’aie jamais lu dans ma vie. »).

Helen Caldicott est une médecin et militante anti-nucléaire australienne, née à Melbourne le 7 août 1938.

Après avoir obtenu son diplôme de médecine à l’Université d’Adélaïde (Australie), Helen Caldicott rejoint l’Hôpital pour enfants d’Adélaïde, puis le quitte en 1977 pour celui de Boston (USA) et enseigne la pédiatrie de 1977 à 1978 à la Harvard Medical School. Elle abandonne sa carrière médicale dès 1980 pour se consacrer au mouvement anti-nucléaire.

Elle accède à la notoriété en 1982, grâce à sa participation au documentaire canadien Si cette planète vous tient à cœur (If you love this planet). Caldicott y accuse alors la Hershey Foods Corporation de distribuer des aliments contaminés par du strontium 90 à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island. Selon Caldicott, le strontium 90 absorbé par les végétaux est ensuite ingéré par les vaches, produisant ainsi le lait contaminé qu’utilisait la société Hershey.

En 1982, elle fonde également l’association Women’s Action for Nuclear Disarmament (WAND, mouvement des femmes pour le désarmement nucléaire), ensuite renommé Women’s Action for New Directions (WAND, mouvement des femmes pour des orientations nouvelles), un groupe visant à réduire l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Helen Caldicott participa activement au sein du groupe Physicians for Social Responsibility de 1977 à 1986, une organisation regroupant 23 000 médecins désirant informer la population des risques de l’énergie nucléaire. Elle travailla à travers le monde à la création de groupes similaires. L’un d’entre eux, l’International Physicians for the Prevention of Nuclear War (groupe international des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire) a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 1985.

En 1990, elle se lance en politique et brigue le siège de député de la circonscription de Richmond (Australie). Malgré son échec, elle tente en 1991 d’entrer au Sénat Australien avec le soutien du parti démocrate australien pour le poste de sénateur du New South Wales. Cependant, un cacique du parti lui est préféré.

Une de ses enquêtes est sélectionnée par Project Censored (organisme d’enquête universitaire) en 1990. Citant les recherches des scientifiques soviétiques Valery Burdakov et Vyacheslav Fiin, Caldicott affirme que le programme de la navette spatiale de la NASA détruit la couche d’ozone. Un total de 300 vols seraient suffisants pour « détruire complètement la couche d’ozone qui protège la Terre ». Il n’y a cependant pas de preuve scientifique.

En 1995, Helen Caldicott retourne aux États-Unis où elle enseigne la politique internationale et l’environnement à la New School of Social Research on the Media (New York). Elle anime également une émission de radio hebdomadaire sur WBAI et devient présidente fondatrice de la fondation STAR (Standing for Truth About Radiation).


Son sixième livre, The New Nuclear Danger : George W. Bush’s Military Industrial Complex est publié en 2001. Elle crée le Nuclear Policy Research Institute, dont le siège est à Washington (USA). L’objectif du NPRI est de pousser les grands médias à informer sur les dangers du nucléaire, de créer un consensus populaire autour d’un arrêt nécessaire des programmes nucléaires civil et militaire.

Le film documentaire Helen’s War: portrait of a dissident (2004) est une immersion dans la vie de Helen Caldicott, filmée à travers les yeux de sa nièce, la réalisatrice Anna Broinowski.

Helen Caldicott partage son temps entre les États-Unis et l’Australie, elle continue ses conférences afin de donner son avis sur le nucléaire. Elle a été récompensée par 19 doctorats honoraires, nominée pour le prix Nobel de la paix, récompensée du prix Lannan Foundation pour sa liberté culturelle en 2003, l’Organisation Pacifique Australienne la récompensa avec le premier Australian Peace Prize « for her longstanding commitment to raising awareness about the medical and environmental hazards of the nuclear age » en 2006. Le Smithsonian Institution a nommé Caldicott comme l’une des femmes les plus influentes du xxe siècle.

En mai 2003, Helen Caldicott donne une conférence sur « la nouvelle menace nucléaire » à l’université de San Diego aux États-Unis.

Auteur :
Marianne Solat
Journaliste, spécialiste en histoire
Publié le 24 janvier 2021

Personnalité.

Osamu Nagayama

Osamu Nagayama (né le 21 avril 1947) est président-directeur général de Chugai Pharmaceutical Co. , l’une des plus grandes sociétés pharmaceutiques du Japon.

Il a été président du conseil d’administration de Sony Corporation de 2013 à 2019. 

Nagayama est japonais. Il a obtenu son diplôme de baccalauréat de l’Université Keio en 1971, où il a étudié à la Faculté des Affaires et du Commerce. Il a commencé sa carrière professionnelle en 1971 à la Banque de crédit à long terme du Japon. Il a rejoint Chugai Pharmaceutical Co., Ltd., en novembre 1978.

Nagayama est membre du conseil d’administration du Centre international pour les enfants disparus et exploités (ICMEC), une organisation mondiale à but non lucratif qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants , la pornographie mettant en scène des enfants et les enlèvements d’enfants.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 23 janvier 2021

Personnalité et commerce.

Severin Schwan

Severin Schwan (né en 1967) est le PDG du groupe Roche , une société pharmaceutique fondée en Suisse mais désormais mondiale . Il a rejoint en 1993 en tant que stagiaire et est resté dans l’entreprise depuis.

-> Responsable Finance & Informatique de Roche Grenzach et Membre du Directoire de Roche Deutschland Holding GmbH de 1998 à 2000.

Il a siégé au conseil d’administration de Chugai Pharmaceutical Co. , Ltd. et est vice-président de la Fédération internationale des associations et fabricants de produits pharmaceutiques (IFPMA) et membre du Conseil consultatif des chefs d’entreprise internationaux du maire de Shanghai. Il siège également au conseil d’administration de Credit Suisse (Schweiz) AG.

Chugai Pharmaceutical Co.

Le Chugai Pharmaceutical Co., Ltd est un fabricant de médicaments d’ exploitation au Japon. Il s’agit d’une filiale contrôlée par Hoffmann-La Roche, qui détient 62% de la société au 30 juin 2014. La société a son siège à Tokyo. Osamu Nagayama est l’actuel directeur représentatif et président. Tatsuro Kosaka est l’actuel directeur représentant, président et chef de la direction.

1952: Varsan, un insecticide contre la transpiration, est lancé.

1961 – Développer des brevets pour la synthèse de la vitamine A.

[…]

2015 – En Mars la société a annoncé qu’elle co-Commercialiser Athersys d » une thérapie de cellules souches pour accident ischémique cérébral au Japon. L’accord pourrait rapporter plus de 205 millions de dollars américains.

2020 – Satralizumab* (Enspryng) approuvé par la FDA pour le traitement de la neuromyélite optique, une maladie orpheline.

La vitamine A est un groupe de composés organiques nutritionnels insaturés qui comprend le rétinol , le rétinien et plusieurs caroténoïdes de provitamine A (notamment le bêta-carotène ). La vitamine A a de multiples fonctions: elle est importante pour la croissance et le développement, pour le maintien du système immunitaire et pour une bonne vision. La rétine de l’œil a besoin de vitamine A sous forme de rétine , qui se combine avec la protéine opsine pour former la rhodopsine, la molécule absorbant la lumière nécessaire à la fois à la faible luminosité ( vision scotopique ) et à la vision des couleurs.

La vitamine A se trouve sous deux formes principales dans les aliments :

  • Le rétinol , la forme de vitamine A absorbée lors de la consommation d’aliments d’origine animale, est une substance jaune liposoluble. La forme alcoolique pure étant instable, la vitamine se trouve dans les tissus sous forme d’ester de rétinyle. Il est également produit dans le commerce et administré sous forme d’esters tels que l’ acétate de rétinyle ou le palmitate . 
  • Les carotènes alpha-carotène , bêta-carotène , gamma-carotène ; et la xanthophylle bêta-cryptoxanthine (qui contiennent toutes des anneaux bêta-ionone), mais pas d’autres caroténoïdes, fonctionnent comme la provitamine A chez les herbivores et les animaux omnivores, qui possèdent l’enzyme bêta-carotène 15,15′-dioxygénase dans la muqueuse intestinale pour cliver et convertir la provitamine A en rétinol.

Taux de couverture de la supplémentation en vitamine A (enfants âgés de 6 à 59 mois), 2014

L’ Organisation mondiale de la santé a estimé que la supplémentation en vitamine A a évité 1,25 million de décès dus à une carence en vitamine A dans 40 pays depuis 1998.

Des études observationnelles sur des femmes enceintes en Afrique subsaharienne ont montré que de faibles taux sériques de vitamine A sont associés à un risque accru de transmission mère-enfant du VIH. De faibles taux sanguins de vitamine A ont été associés à une infection rapide au VIH et à des décès. Les examens sur les mécanismes possibles de transmission du VIH n’ont trouvé aucune relation entre les taux sanguins de vitamine A chez la mère et le nourrisson, avec une intervention conventionnelle établie par un traitement avec des médicaments anti-VIH.

Une consommation excessive de vitamine A peut entraîner des nausées, de l’irritabilité, de l’ anorexie (perte d’appétit), des vomissements, une vision floue, des maux de tête, une perte de cheveux, des douleurs et une faiblesse musculaires et abdominales, de la somnolence et une altération de l’état mental.

Le satralizumab , vendu sous le nom de marque Enspryng , est un médicament anticorps monoclonal humanisé utilisé pour le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD), une maladie auto-immune rare. Le médicament est développé par Chugai Pharmaceutical , une filiale de Roche. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis le considère comme un médicament de premier ordre.

Le satralizumab a été approuvé pour le traitement de l’AQP4-IgG-séropositif NMOSD au Canada, au Japon et en Suisse. 

Le satralizumab a été approuvé pour un usage médical aux États-Unis en août 2020. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a accordé la demande de désignation accélérée de satralizumab et de médicaments orphelins. La FDA a accordé l’approbation d’Enspryng à Genentech Inc. Le satralizumab est le troisième traitement approuvé pour le NMOSD aux États-Unis.

Genetech :

Genentech, Inc. , est un Américain biotechnologie société qui est devenue une filiale de Roche en 2009. Genentech recherche et le développement des jeunes fonctionne comme un centre indépendant au sein de Roche. En février 2020, Genentech employait 13638 personnes.

La société a été fondée en 1976 par le capital-risqueur Robert A. Swanson et le biochimiste Herbert Boyer. Boyer est considéré comme un pionnier dans le domaine de la technologie de l’ ADN recombinant.

En décembre 2006, Genentech a acquis un droit exclusif d’achat de l’usine de production de cultures cellulaires de mammifères de Lonza en construction à Singapour . En juin 2007, Genentech a commencé la construction et le développement d’une usine de fabrication d’ E. Coli , également à Singapour, pour la production mondiale de substance médicamenteuse en vrac Lucentis ( ranibizumab injectable).

En septembre 2016, Genentech s’est associé à la société israélienne BioLineRx sur un inhibiteur de point de contrôle que Genentech avait l’intention de coupler avec son propre atezolizumab.

Philip Serlin – Actuellement, Philip Adam Serlin occupe le poste de chef de la direction chez BioLineRx Ltd. Il a précédemment occupé le poste de chef de l’exploitation et des finances chez Kayote Networks, Inc., chef de la direction financière chez Tescom Software Systems Testing Ltd. et chef du département américain de la comptabilité à Brightman Almagor Zohar & Co. M. Serlin a obtenu un diplôme de premier cycle de l’Université Yeshiva et un diplôme d’études supérieures de l’Université George Washington.

BioLineRx est une société de développement de médicaments qui cherche à découvrir des composés susceptibles de traiter une variété de maladies, y compris le cancer , la schizophrénie et la détérioration cardiaque.

Arthur D. Levinson (né le 31 mars 1950) est un homme d’affaires américain et est l’actuel président d’ Apple Inc.  (de 2011 à aujourd’hui) et PDG de Calico (une entreprise d’ Alphabet Inc. ). Il est l’ancien directeur général (1995 à 2009) et président (1999 à 2014) de Genentech .

Le 15 novembre 2011, Levinson a été nommé président du conseil d’administration d’ Apple Inc. , en remplacement de Steve Jobs . 

Le 18 septembre 2013, Levinson a été nommé PDG de Calico , une nouvelle société axée sur la santé et le bien-être. L’entreprise a été créée et financée par Google.

En 2014, il a reçu le prix Alumnus Summa Laude Dignatus de l’Université de Washington, la plus haute distinction décernée à un diplômé de Washington. 

Le 3 octobre 2014, Levinson a reçu la Médaille nationale de la technologie et de l’innovation, la plus haute distinction du pays pour ses réalisations et son leadership dans l’avancement des domaines de la science et de la technologie.

En avril 2016, Levinson a reçu le Distinguished Alumnus Award 2016 de l’Université de Californie à San Francisco pour ses contributions à la communauté scientifique.

En septembre 2016, il détiendrait environ 1,2 million d’actions Apple d’une valeur de 384 millions de dollars américains.

En 2020, il a reçu le Bower Award for Business Leadership du Franklin Institute. Tout comme Patrick Soon-Shiong en 2016, chirurgien transplanteur sud-africain-américain , un homme d’affaires milliardaire, un bioscientifique et un propriétaire de médias . Il est l’inventeur du médicament Abraxane , reconnu pour son efficacité contre le cancer du poumon, du sein et du pancréas. Soon-Shiong est le fondateur de NantWorks, un réseau de startups dans le domaine de la santé, de la biotechnologie et de l’intelligence artificielle.

Auteur :
Miguel Vasquez
Rédacteur
Publié le 23 janvier 2021

Personnalité.

Donald Rumsfeld : homme politique américain, membre du Parti républicain. Ancien champion de lutte et pilote de l’US Navy, il est secrétaire à la Défense entre 1975 et 1977 dans l’administration du président Gerald Ford puis entre 2001 et 2006 dans l’administration du président George W. Bush. Il a été le plus jeune titulaire de ce poste sous Ford, puis le plus âgé sous Bush.

Donald Rumsfeld est par ailleurs un membre fondateur du think tank néoconservateur Project for the New American Century. L’objectif affiché du PNAC est de promouvoir le leadership mondial des États-Unis.

Le PNAC pose en principe fondamental la considération selon laquelle le « leadership américain est à la fois bon pour l’Amérique et bon pour le monde » et apporte son soutien pour une « politique reaganienne de puissance militaire et de clarté morale ». Cette organisation a exercé une forte influence sur les hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis durant les mandats du président américain George W. Bush et a eu une incidence très importante sur le développement militaire et la politique des affaires étrangères, particulièrement en ce qui concerne la sécurité nationale et la guerre en Irak.

André Glucksmann et Bernard Kouchner sont quelquefois erronément cités comme membres du PNAC. En fait, ils n’ont été que signataires, en 2004, à côté de personnalités aussi diverses que Massimo D’Alema ou Joe Biden, d’une lettre ouverte présentée par le think tank aux chefs d’États et de gouvernements de l’Union européenne.

En 1972, Richard Nixon en fait son ambassadeur à l’OTAN à Bruxelles pendant deux années. En 1975, il est nommé secrétaire à la Défense alors que George H. W. Bush, son rival, est nommé directeur de la CIA.

En 1977, Donald Rumsfeld rejoint le secteur privé comme dirigeant du groupe pharmaceutique G.D. Searle, basé à Skokie (Illinois). C’est à l’époque où il était chef de cabinet de la Maison-Blanche que Searle avait reçu l’agrément de la Food and Drug Administration pour l’exploitation commerciale de l’aspartame. La commercialisation de ce produit sous le nom de NutraSweet permit à la société Searle d’engranger, sous la direction de Donald Rumsfeld, de substantiels bénéfices. La vente de Searle à la compagnie Monsanto lui aurait rapporté la somme de 12 millions de dollars.

En raison de ce possible conflit d’intérêt, le US Government accountability office (US GAO), qui est l’organe d’inspection et de contrôle du Congrès américain, a diligenté une enquête en 1987 sur les conditions dans lesquelles l’aspartame avait reçu son autorisation de mise sur le marché. Le rapport, rendu public, a conclu que l’examen du dossier de l’aspartame par la Food and Drug administration ne présentait pas d’irrégularité et que les suspicions à l’encontre de Donald Rumsfeld n’étaient pas fondées.

Secrétaire à la Défense de George W. Bush
En 2001, c’est sous les conseils de Dick Cheney, nouveau vice-président et ami, que Donald Rumsfeld est nommé à la tête du département de la Défense au Pentagone.

Selon Nicole Bacharan et Dominique Simonnet, cette nomination de Donald Rumsfeld au poste de secrétaire à la défense par George Bush fils pourrait d’ailleurs passer pour une révolte de ce dernier contre son père.

Il arrive avec un projet de modernisation des forces armées en misant sur les techniques de pointe, mais, en peu de temps, il déclenche l’hostilité d’une bonne partie des états-majors et de leurs alliés au Congrès.

Il dirige les campagnes américaines contre les gouvernements de gauche parvenus au pouvoir en Amérique latine.

Attentats du 11 septembre
Il déclare voir dans les attentats du 11 septembre 2001« le genre d’opportunités qu’a offert la seconde guerre mondiale, celle de remodeler le monde ».

Il devient l’homme de la guerre en Afghanistan, chargé d’organiser l’offensive générale contre le terrorisme.

Son nouveau rôle, sa forte popularité et l’augmentation impressionnante des crédits militaires lui permettent de procéder à la modernisation de l’outil de défense.

Polémiques
Tamiflu
De janvier 1997 jusqu’à ce qu’il devienne secrétaire à la Défense en janvier 2001, Donald Rumsfeld était président du conseil d’administration de Gilead Sciences qui a développé le Tamiflu, utilisé dans le traitement de la grippe aviaire. D’après le numéro du 31 octobre 2005 du magazine Fortune, Donald Rumsfeld aurait possédé à cette époque entre 5 et 25 millions de dollars d’actions dans la société. À la suite de cette révélation, le journal Libération rapporte qu’il « a indiqué avoir déjà pensé vendre ses actions en début d’année, lorsque la question d’une pandémie possible commençait à se poser. Puis, après avoir consulté le Comité d’éthique du Sénat, les services juridiques de la Maison-Blanche et le département de la Justice, il avait décidé de ne pas vendre et de s’abstenir de toute participation aux décisions concernant la grippe aviaire. La moindre des prudences quand on sait que le Pentagone a déjà commandé pour 58 millions de dollars de Tamiflu pour les soldats US dans le monde ».

Utilisation de la torture

Le scandale de la torture à la prison d’Abou Ghraib le met sur la sellette. Plusieurs élus républicains ou démocrates exigent sa démission, mais le président Bush lui maintient sa confiance et il conserve son poste après la réélection de George W. Bush en novembre 2004.

Dans ce cadre, cinq plaintes pour mauvais traitements et tortures ont été déposées contre lui. Deux l’ont été en Allemagne et n’ont pas abouti, ni celles déposées en Argentine et en Suède. Une autre, déposée aux États-Unis par un groupe de prisonniers ou d’anciens prisonniers des centres de détention d’Abou Ghraib et de Guantanamo n’a pas abouti au motif que les plaignants n’étaient pas de nationalité américaine.

Le 25 octobre 2007, la dernière plainte a été déposée contre lui auprès du parquet de Paris par quatre associations de défense des droits de l’homme (la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, la Ligue française pour les droits de l’homme et du citoyen, le Center for constitutional rights, le European center for constitutional and human rights) alors qu’il était à Paris, invité d’honneur de la revue Foreign Policy, au Cercle de l’Union interalliée. Les plaintes invoquent la compétence universelle de la justice française (prévue par l’article 5.2 de la Convention contre la torture, que la France a ratifiée et l’article 689-1 du Code de procédure pénale) pour le crime de torture, dès lors que l’auteur présumé des faits se trouve sur le territoire de la République. L’article 221-1 du Code pénal prévoit que de tels actes sont punissables de 15 années de réclusion criminelle. Le parquet de Paris a alors confirmé que « la plainte était en cours d’examen » et devait vérifier si elle était recevable.

Plus largement, il apparaît que Donald Rumsfeld a en fait modifié plusieurs règlements afin de légaliser la torture par des agents américains, quand elle est pratiquée sur des suspects de terrorisme, sans pour autant que cette notion soit définie légalement.

Donald Rumsfeld est assurément l’un des principaux architectes de la bureaucratie de la torture mise en place dans la foulée du 11 septembre, mais son départ n’aura pas grand effet sur les pratiques et les programmes qu’il a contribué à définir et qui continueront à fonctionner en l’état sous l’administration Obama.

Auteur :
Nicole Pras
Publié le 24 janvier 2021

Médicaments.

Roche
Roche Holding, ou juridiquement F. Hoffmann-La Roche, est une entreprise pharmaceutique suisse, et l’une des principales entreprises mondiales du secteur.

La société présente depuis 2004 deux sections parallèles, le secteur pharmaceutique et le secteur diagnostic. Le groupe dirigé par le Dr Severin Schwan se focalise essentiellement dans la « médecine individualisée ».

La société est présente commercialement dans 150 pays. Son siège se situe à la tour Roche à Bâle en Suisse. En 2016, l’entreprise compte 94 000 salariés environ.

Histoire

En 1933, Roche est la première entreprise à lancer la synthèse de la vitamine C grâce aux travaux de Tadeusz Reichstein (Prix Nobel en 1950; En 1950, Edward Calvin Kendall, Philip Showalter Hench et lui sont lauréats du prix Nobel de physiologie ou médecine « pour leurs découvertes sur les hormones du cortex des glandes surrénales, leur structure et leurs effets biologiques ». Leur travail sur les hormones corticosurrénales a abouti à l’isolement de la cortisone. Il fut également lauréat de la médaille Copley en 1968. Il est mort à Bâle en Suisse. Le procédé Reichstein, procédé industriel de synthèse artificielle de la vitamine C porte toujours son nom.)

Le diazépam est un médicament de la famille des benzodiazépines. Il possède des propriétés anxiolytique, sédative, anticonvulsivante et également hypnotique.

Bien que le diazépam soit addictif […].

Le diazépam a eu un grand succès et est encore aujourd’hui l’un des tranquillisants les plus utilisés au monde. Le diazépam, comme toutes les autres benzodiazépines d’ailleurs, est une molécule qui devrait être prescrite pour une durée limitée à douze semaines. Or, nombre de patients sont traités avec cette dernière pendant plusieurs mois voire plusieurs années sans que leur médecin prescripteur ne procède à un nouveau diagnostic médical rigoureux et régulier afin de déterminer l’utilité ou non de prolonger la prise de ce tranquillisant.

Le diazépam fonctionne donc simplement en accentuant l’effet d’un neurotransmetteur dépresseur d’ores et déjà présent dans le système nerveux.

 L’arrêt brusque du diazépam, quand il est consommé longtemps et en grande quantité, peut être potentiellement fatal (abaissement du seuil épileptique).

Utilisé pour […………………………………..]

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Divers
Le diazépam fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013).

En 1972, Givaudan, une de ses filiales, est mise en cause dans l’affaire du talc Morhange qui tua 36 bébés et en intoxiqua plus d’une centaine. En 1976, l’accident de Seveso affecte une usine de la filiale Icmesa.

En 1989, Roche est restructuré avec la fondation de Roche Holding AG. En 1989, est inauguré à Strasbourg le Roche International Clinical Research Centre.

En 1994, Roche acquiert du groupe pharmaceutique américain Syntex Corporation, de Palo Alto (Californie) qui deviendra Roche Bioscience. En 1997, Roche met MabThera sur le marché, premier médicament contre le cancer issu de la technologie des anticorps monoclonaux.

Tamiflu : Dans le cadre du plan de lutte contre une éventuelle pandémie grippale, la France constitue des stocks sur son territoire et met en place, en lien avec le service de santé des armées, une capacité de production d’antiviraux sous forme de comprimés, à partir du principe actif oseltamivir qu’elle achète en vrac aux laboratoires Roche.

Son utilisation dans les cas de grippe aviaire a été proposée, mais il n’a pu éviter un certain nombre de décès et avec des preuves d’efficacité considérées comme faibles d’autant que les données de huit études sur les dix attestant du bien-fondé de sa prescription ne sont toujours pas publiées en 2012, ce qui est un sujet de polémique, relayé par le journal British Medical Journal

Soupçons sur des effets secondaires psychiatriques potentiellement mortels

Des soupçons pèsent sur la sûreté de ce produit, accusé d’avoir des effets secondaires psychiatriques potentiellement mortels.

De 2004 à 2007, 15 adolescents japonais ont eu un comportement suicidaire pendant le traitement, notamment par défenestration. Même en l’absence de preuve directe de la responsabilité de l’oseltamivir dans ces accidents, le gouvernement japonais a recommandé en 2007 de ne pas prescrire cette molécule chez les enfants et adolescents.

La FDA a signalé en 2005 des effets indésirables neuropsychiatriques chez des enfants et adolescents : délires, hallucinations, convulsions et troubles du comportement.

En 2006, 103 notifications ont été signalées, dont 3 décès, de même en 2007 pour la revue BMJ 

Chez l’animal contre le H5N1
L’efficacité de l’oseltamivir a été testée, par exemple sous l’autorité du Dr. Anthony FAUCI, chef de l’institut national de l’allergie et des maladies infectieuses, aux États-Unis par l’équipe du St. Jude Children’s Research Hospital de Memphis, Tennessee, États-Unis.

  • On a infecté 80 souris, dont une partie a été traitée avec de l’oseltamivir.
    • Aucune des souris traitées avec un placebo et exposées au H5N1 du Viêt Nam n’a survécu.
    • Cinq parmi 10 souris traitées avec la dose quotidienne la plus élevée d’oseltamivir durant cinq jours ont survécu.
    • 8 sur 10 ayant reçu un traitement durant 8 jours ont survécu.
  • Les chercheurs notent au passage que le variant 2005 du H5N1 vietnamien est « beaucoup plus virulent » que le variant connu de 1997 qui avait tué six personnes à Hong Kong .

Il semble que l’efficacité de l’oseltamivir soit très limitée si le médicament est pris tardivement, et qu’elle puisse être améliorée par une augmentation des doses et/ou de la durée du traitement, mais les retours d’expérience en 2005-2006 ne sont pas encore clairs.

De nombreux experts, dont Yi Guan et Kawaoka estiment que la plupart des variants du virus A H5N1HP restent toujours sensibles à l’oseltamivir, mais une utilisation à mauvais escient d’antiviraux pourrait faciliter l’apparition rapide de souches résistantes (comme les antibiotiques avec les bactéries). 

24 janvier 2007 : l’OMS signale une mutation génétique du H5N1 détectée en Égypte le rendant moins sensible à l’oseltamivir, trouvée chez deux malades égyptiens morts du H5N1 : une jeune fille de 16 ans et son oncle âgé de 26 ans. L’OMS ne modifie pas ses recommandations de juin 2006 sur le traitement du virus H5N1.

Résistance au H1N1
L’étude a montré que les immunodéprimés ont un risque plus élevé de complications respiratoires. Une pression médicamenteuse sélective explique probablement le développement de la résistance à l’oseltamivir, notamment chez les malades immunodéprimés. Les auteurs recommandent donc un suivi de la résistance aux antiviraux dans ce groupe. D’autres recommandent aussi un meilleur ciblage de la vaccination vers les groupes à risque.

En 2007, des chercheurs suédois ont suggéré de ne pas trop prescrire de Tamiflu, car un pourcentage significatif des molécules d’oseltamivir éliminées via l’urine ou les excréments dans les réseaux d’assainissement n’est pas — d’après leurs tests — dégradé lors du traitement des eaux usées par les stations d’épuration. Dans certains pays, dont le Japon, où le Tamiflu est très utilisé, les taux susceptibles d’être présents dans les égouts et eaux des milieux naturels ne sont plus négligeables selon les chercheurs.

-> L’OMS recommande un stock pour au moins 25 % de la population (pour une vague grippale, mais souvent il y en a 2, voire 3). Il s’agit surtout de freiner et limiter la pandémie en attendant le vaccin qui ne pourra être produit en moins de 6 mois. La France possède ainsi un stock pour plus de 50 % de sa population. Le Ministre français de la santé a en effet indiqué en avril 2009, que le pays détenait suffisamment de médicaments antiviraux (dont Tamiflu) pour traiter 33 millions de malades.

L’oseltamivir fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013).

Question éthique : Quelle est l’influence de Donald Rumsfeld (actionnaire et ancien Chairman de Gilead Sciences (voir chapitre 1 : production du Tamiflu) sur la constitution des stocks de ce médicament ?

Auteur :
Georges Plancher
Géographe
Publié le 24 janvier 2021